Samedi 24 Juin 2017

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Immobilier ancien : le marché se grippe à des prix élevés

Une quasi-stabilité des prix surprenante alors que le chômage progresse chaque mois et que, dans les entreprises, les augmentations de salaire sont réduites à la portion congrue. Une bizarrerie d'autant plus incompréhensible que les prix de l'immobilier ancien ont doublé au cours de la dernière décennie.

L'exception parisienne

Finalement, à l'aube de 2013, les experts de l'immobilier ancien s'attendent donc à ce que l'année se déroule comme en 2012. En effet, malgré les incertitudes électorales, les inquiétudes sur l'euro et la multiplication des plans sociaux, les prix de l'immobilier ancien qui avaient encore flambé en 2011 (+ 7,3 %) se sont seulement repliés légèrement l'année dernière. Une baisse limitéeà 1,9 % selon Century 21, inférieure à 3 % selon Orpi. Avec des disparités importantes suivant les biens. «Le prix des 3-4 pièces situés en centre-ville, près des commodités, n'a pas baissé, explique Jean-François Buet. En revanche, les grandes maisons situées en lointaine banlieue avec des performances énergétiques médiocres ont vu leur valeur chuter.»

Le marché a aussi évolué différemment suivant les régions. Selon Century 21, en Poitou-Charentes, les prix ont décroché de 9,8 % quand ils baissaient seulement de 1,1 % en Bretagne. Comme d'habitude, Paris fait exceptionavec une augmentation d'1,5 %.

Dans ce marché grippé avec seulement 650 000 transactions en 2012, les délais de vente ont augmenté: près de 100 jours aujourd'hui contre 92 selon Orpi, 87 jours en moyenne en 2012 contre 78 en 2011 selon Century 21.

(Source : le figaro économie)